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Réellement le Maloya existe depuis l' esclavage. Cette musique,mélodie réservée aux noirs et qui se jouait dans l' obscurité, est une musique qui a permis aux esclaves de résister pour exister. C' était un outil fondamental pour garder l' espoir d' une future liberté. Cette musique est une forme de complainte liant, la douleur, la souffrance, la haine et la joie. Ils ne pouvaient pas chanter ouvertement car les conditions dans laquelle ils évoluaient étaient proches de l' intenable, l' intolérable et l' insupportable. Cette complainte exprimant les sentiments d' une population qui souffre dans le silence. Ils revenaient souvent, après une rude journée de travail, marqués par le fouet. Ils ne pouvaient s' exprimer au sein de son milieu familiale.
On ne peut pas considérer le Maloya comme une musique, c' est un chant d' espoir, de douleur, une complainte avant tout. Le Maloya a toujours été par les pouvoirs coloniaux comme une danse et un chant de nègres. Ces dictatures utilisaient cette expression à des fins de divertissements. En fait c' était pour montrer que les esclaves étaient heureux. La domination coloniale utilisait aussi cette forme d' expression corporelle comme un moyen de dévalorisation de l' esclave. L' esprit du Maloya est dans cette entre deux de nostalgie et d' espoir, de blues, et de colère, d' humanité volée et de bonheur possible. Le Maloya pilé est une complainte, un chant accessible a tous, fait pour la danse festif, véhiculant des thèmes de la vie quotidienne, à l' inverse du Maloya roulé qui est liée à des pratiques rituelles d' influences malgache. Le Maloya était chanté, véhiculé et transmis par la majorité des pauvres déracinés malgaches, africains, indiens du temps de l' esclavage et des petits blancs pauvres. Les engagés indiens MALBAR du 19ème siècle, ont joué aussi un rôle prépondérant dans la conservation du Maloya en adoptant cette musique.
Pendant l'engagisme, le pouvoir colonial était toujours présent, ce qui veut dire que le Maloya était toujours interdit. La chasse aux noirs sous toutes ses formes à toujours continué à se perpétuer. Malgré la répression, le Maloya moyen de résistance pour pouvoir assouvir l'exsistence, a continué de vivre dans un certain milieu familial -anciens du Mozambique Yanbane et zanbèz-. Même pendant la départementalisation, cette forme d' émanation, traversant les siècles dans l' obscurité, était toujours interdite, étouffée et oppressée.
Le 25 décembre 1975, sur le front de mer de saint Pierre, à l' initiative du front Culturel Sud - association fondée par Gaston Hoareau et le regretté père Christian Fontaine - un premier - grand lanbians popilèr - rassemblant les troupes Firmin Viry, René Viry, Kisanoulé de Gaston hoareau, et une pièce de théâtre - le prêtre et l' argent de Gilbert Raynaud -. Pour la première fois, le Maloya est placé sous la lumière des projecteurs. Puis se sera à Trois Mares dans la cour de Ti Georges Hoareau - papa de Gaston et Danyèl Waro -,chez Firmin Viry zwazo - Ligne Paradis - , chez Zézé - Baster - Léonus Salambo, Mamo - Grands Bois - . Il faut noter que les premières troupes de Maloya naissent dans le sud -Flamboyants - . Elles sont rejointes par en 1979 par les troupes Cimendef de Serge Sinimalé dans l'Est, Ziskakan de Gilbert Pounia dans l' Ouest et Anchaing dans le Nord Sud. Les chansons portées par les groupes revendiquent, la misère de la population dénigrée, sa reconnaissance, la revendication d' une égalité bafoué, malgré le décret de 1848.
Malgré cette répression, les premiers disques de Maloya sont enregistrés à l' insu des autorités locales. En août 1976, à la Ravine des Cabris, les troupes René Viry, Résistance du sud, Mamo Gaston Hoareau figent à jamais le Maloya sur le vinyle d' un 33 tours - Peuples de Maloya. Dans le même temps, au Port, pour le 4 éme congrès du parti communiste. Un autre vinyle fige à nouveau les chansons portées par la troupe Firmin Viry.
Il a fallu attendre l' arrivé d' un président de la République socialiste - Monsieur François Mitterand - pour se libérer de cette chaîne. Le 20 décembre date de l' abolition de l' esclavage - 1848 - est reconnu comme date officielle - 1 ère grande manifestation réunionnaise officielle ouverte à tous - le 20 décembre 1982 - .
Maloya en mozambicain veut dire sorcellerie et en malgache - maloy aho - veut dire parler, dégoiser, dire ce qu' on a à dire. Maloya veut dire aussi - Grand Sorcier au Zimbabwé. - Gaston Hoareau -
MALOYA rekoni anfin po son vré valèr ! arla in nouvèl i fé plézir anou der war ké nout nizik lé aprésyé a son zist valèr. Arla koman bann nasyon i rokoné. Antouléka, nou èspèr ké sar in nafèr sora bénéfik po nout mizik, sanm nout kiltir, sé in manyèr a montr sak té i krwa pi an so mizik la, é té tourn azot ayèr. La nou èspèr ké nora in pé plis group wa lévé, é ké bann programatèr podiom, ou lafèt wa fé lo nésésèr é ki atann arpa pèryod zéléksyon po sant maloya.Aforstan nou wa ké nou na gayar nafèr lé rokoni dann nout péi, é sé tanmyé, po sak té i krwa pa astèr di azot gout!!
Arla inndé santèr Maloya tradisyonèl, nou komans par lo boug la pa sanz son mayèr santé é la touzour bouz dann Maloya, Danyèl Waro, na osi lo Rwa Kaf, la fine désot la vi, Gramoun Lélé sanm la troup lélé, Firmin Viry, Ti sours sanm plito Maloya éléktrik, parèy po bann nouvo santé Ziskakan. La mizik Maloya na in takon ti group i sant ali dann bann kartiyé é na pwin la posibilité lans azot par mank moyin. So bann group la nou artouv souvan kan na bann fèt kartyé, sinon dann la pèryod la fèt lamizik, ou po lo 20 désanm. Atèr la nou sava pa sit tout na in takon bann gran pyonyé la fine désot lavi, na sak lé ankor la é osi zot bann marmay la roprann lo flanbo. Inndé i antan pa tro : Patrik Manan, Gramoun Bébé, Gramoun Baba, Lansor, Mélanz Nasyon, Raskaf, Zarlor, Moringer... In lartikl si lo Maloya po lir si KREOLER.
Pokosa domoun déor i trouv sa gayar, alor sirplas lé pa parèy. Planète Maloya patrimoine réunionnais.

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